¡ Holá Todos !

Ici vous trouverez tout ce qu'il vous faut savoir sur le Nicaragua et ce que j'y vis... et c'est pas triste !! J'y suis depuis le mois de Septembre 2007 et jusqu'en Aout 2008.

Je m'appelle Maxime, et je travaille en tant que volontaire pour une ONG appelée blueEnergy, basée a Bluefields.

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu...

Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut.

enJoy...

dimanche 28 octobre 2007

Set Net Point, puis les Cayos de Perlas

Mercredi 24 Octobre : cette fois-ci, c’est bon, nous partons (presque) à l’heure, et nous arrivons sans encombres à Pearl Lagoon. Bon, encore une fois, ça traîne un peu à la mairie, puisque pour une fois le maire est là, donc Edgar saute sur l’occasion pour lui glisser un mot concernant sa communauté, mais au moins, on arrive à chopper et les papiers, et le ticket pour 15 galons d’essence tous frais payés. Et puis c’est parti, direction Set Net, en passant par le check point militaire. Ils ont un peu tous les droits les militaires ici : ainsi, l’un d’eux ne s’est pas privé pour monter à bord de notre panga dans le port de Pearl Lagoon, pour aller gratos jusqu’au check point, et ensuite nous tirer 30 cordobas, parce qu’on était des touristes… J’avoue que j’étais un peu dégoûté. Mais bon, en pensant à ce qui nous attendait, cette frustration est vite passée.
Nous longeâmes donc la côte depuis la sortie de la baie, jusqu’à Set Net Point (cf. carte de mon article précédent « Départ pour Kahkabila »), en essuyant une grosse pluie, quand même. Arrivés à Set Net, on se dépêche de trouver du monde pour baisser la tour. Celle-ci est vraiment en sale état, bien que le corps ait été changé très récemment par Arnaud et Anne-Claire. L’eau de mer a provoqué une sacrée corrosion, et beaucoup de parties métalliques ont morflé. Quant au stator, il est complètement brûlé lui aussi, il n’y a même pas eu besoin d’enlever les pales, ni le rotor extérieur pour le constater. D’après les opérateurs, c’est la tempête tropicale de début octobre qui aurait donné le coup de grâce à cette turbine. L’enquête était terminée, nous avons remonté la tour, et nous l’avons « switché en off », puisque de toute façon, rien ne risquait de fonctionner.


La fin de l’après-midi montrait déjà le bout de son nez quand nous reprîmes la mer direction les Cayos ! Le moral des troupes était, comme vous pouvez l’imaginer, au top, et le beau temps était revenu. Que dire que dire… je pense que je vais laisser les photos parler d’elles-mêmes…


Le paradis, comme sur les cartes postales : îles désertes avec des plages de sable blanc, cocotiers, eau claire… En plus, il faisait hyper beau, on a fait de la plongée, de la pêche, de la baignade, de la cueillette-tranchage-dégustation de noix de coco, de la cuisine au lait de coco (hum.. miam miam le Rondon avec du poisson et de la noix de coco tout frais !). Seul point un peu plus sombre, pendant la nuit, il a encore plu, et ici, quand il pleut, c’est pas pour rigoler, du coup on a dû s’abriter à l’arrache sous des bâches, des ponchos, le tout sous un fort vent bien frais venus du Nord… Mais bon, le soleil revient vite au paradis, et le lendemain, on est déjà secs et parés pour une nouvelle journée de plaisir !

Six jours à Kahkabila !

Jeudi 18 Octobre : départ à 6h45 de la casa blueEnergy. Je rejoins Danni, François et Stéphanie au port de Bluefields, pour prendre la panga vers Pearl Lagoon. Comme il y a beaucoup d’attente (au final, nous ne partiront pas avant 10h !), j’ai le temps d’aller m’acheter des bottes 5pour une éventuelle balade dans la jungle…), et François va acheter de la colle pour PVC. La panga est super chargée, les tubes de PVC rentrent à peine, mais on finit par partir… Arrivées à Pearl Lagoon, déjeuner rapide, on récupère deux trois outils et on repart direction Kahkabila avec la panga de la mairie. L’arrivée est géniale : vue splendide, accueil chaleureux, et ce qui frappe : le calme, la tranquillité… tout simplement reposant. Nous faisons un rapide tour de la communauté ; retrouvailles pour François et Stéphanie, qui y ont déjà passé quelques semaines, redécouvertes pour Danni qui y est venu faire une installation, et complète découverte pour moi ! La communauté n’est pas très étendue, on en fait vite le tour, et la seule chose qui perturbe la tranquillité, ce sont les enfants, débordants d’énergie, tout excités par notre venue ici. Eux aussi sont géniaux, mais ils sont crevants, un travail à temps plein, j’vous l’dit ! Ah oui, y’a aussi pleins d’animaux qui foutent un peu le bordel le soir…



Parlons un peu boulot. L’après-midi de notre arrivée, il n’y avait pas assez d’ « hommes forts » pour descendre et remonter la tour tilt-up, donc nous avons commencé à creuser la tranchée dans laquelle nous allions passer le troisième câble dans les tubes de PVC, pour relier la tour au panneau de contrôle. Quelques nicas nous ont aidés, donc on a été assez rapides.



La nuit tombe vite là-bas : après 17h30, c’est la nuit noire (bon, on a eu de la chance, il faisait pas encore trop sombre, puisque la Lune se faisait pleine…). Douche au seau d’eau du puit, (dans le noir donc…), petit dîner léger, puis on se cale sur les marches de la maison pour discuter avant de se glisser sous la moustiquaire pour dormir, au milieu de la cacophonie des cris de chiens, des chèvres, des vaches, des poules et des coqs… C’est d’ailleurs cette cacophonie qui vous réveille, à moins que ce ne soit le « la comida esta lista » lancé par Stéphanie et François, qui nous ont préparé le p’tit déj’ : tortillas de farine+sucre+levure, frites dans l’huile, trop bon ! Tant mieux car de grosses journées nous attendent. Dans les jours qui ont suivis, nous avons descendu et remonté la tour moultes fois, ouvert la turbine pour constater que le stator a lui aussi commencé à brûler. Ensuite nous avons fait passer non sans mal le troisième câble à l’intérieur de la tour, et puis nous l’avons fait passer dans les tubes de PVC dans la tranchée, jusqu’au panneau de contrôle situé dans l’école de la communauté. Enfin, nous avons enlevé l’ancienne boîte de rectifieurs du somment de la tour, et installé la nouvelle boîte au niveau du panneau de contrôle. A chaque levé et descente de la tour, il faut rameuter les hommes de la communauté, ce qui parfois n’est pas facile, surtout quand après il faut leur dire de rester car on a juste un petit détail à régler sur la turbine, et puis on la remonte juste après. Il est arrivé que l’on tourne le dos et que tout le monde se soit déjà carapaté !



La bouffe. Ça aussi c’est quelque chose… Rondon (mélange de poisson, plantins, bananes, yuka et/ou kikiski et/ou dashin, le tout cuit dans du lait de coco), poisson chat frit, tortillas, gallo pinto (= riz + haricots rouges…), boulettes de poisson… Que du bon, l’extase, et moi qui pensait que j’allais crever de faim dans ces communautés !

Samedi 20 Octobre : coup de fil de Guillaume qui vient de rentrer de Managua. Il faut qu’on aille à Set Net Point pour faire là-bas aussi le check-up de la turbine. Ça tombait bien puisque François et Stéphanie voulaient absolument aller aux Cayos de Perlas, des petites îles désertes et paradisiaques comme celles que l’on voit sur les cartes postales des Caraïbes. On fera donc un crochet par Set Net et on enchaînera sur les Cayos.

Dimanche 21 Octobre : journée de glande, ça fait du bien. Après le p’tit déj’ « habituel » aux tortillas, je pars me balder le long de la digue puis sur la plage, puis dans le village. Il y a un vieux tout bourré qui sert d’attraction au village. Il parle en espagnol, alors qu’ici tout le monde parle anglais créole, disant qu’il est le plus « valiente » car personne n’ose l’affronter. Finalement, après que tout le monde se soit bien foutu de sa gueule, quelqu’un l’a attrapé par le pantalon pour aller le foutre au lit. Ensuite avec Danni, on a regardé les jeunes du village se faire une petite partie de base-ball. Ils n’étaient vraiment pas mauvais, et pas mal équipés. Par contre on a renoncé à jouer, la partie est bien trop longue ! L’après-midi est tranquille aussi, grosse discussion avec Danni sur le travail, l’atelier, les autres ouvriers… J’en apprend beaucoup sur l’ambiance, la « face cachée » de leur vie. C’est génial, je suis content de réussir à aborder ce genre de questions avec lui, surtout en espagnol ! Puis rebelote, « pasearing » (exemple de spanglish, très utilisé ici…) sur la digue, petite bronzette… elle est pas belle, la vie ?

Lundi 22 Octobre : journée à placer sous le signe de la LOOSE. Dans l’idéal, nous devions partir tôt avec la panga d’Edgar, le chef de la communauté, direction Pearl Lagoon, pour faire de l’essence et chopper les papiers d’autorisation de sortie de la baie, car il y a un check point militaire. Ensuite, deux autres autres heures de panga, et nous voilà à Set Net, puis après avoir fait le check-up, direction les Cayos…
Nous sommes donc allés tôt avec Danni finir de ranger les outils dans l’école, mais quand nous sommes revenus à la maison, première mauvaise nouvelle : l’oncle d’Edgar était très malade et avait dû se faire emmener à Pearl Lagoon par la panga d’Edgar pour s’y faire soigner. Il a donc fallu attendre que la dite panga revienne pour partir. Finalement, nous quittâmes Kahkabila vers 10h (au lieu du 6h prévu initialement…). Voyage paisible avec Edgar jusqu’à Pearl Lagoon. Arrivés, on va acheter deux trois trucs avec Stéphanie, pendant que François et Edgar vont à la mairie pour les papiers. Ça prend encore des lustres, Edgar est même obligé de faire du charme à une secrétaire de la mairie pour avoir les fameux papiers (vive l’administration nicaraguayenne !). Puis (enfin !) nous allons faire de l’essence. Et là, énorme bad news… il n’y a plus une goutte d’essence dans tout Pearl Lagoon, ce qui est apparemment super rare. Comble de la poisse, nous n’avons même pas assez pour rentrer vers Kahkabila ! Donc François et Edgar se remettent en chemin pour retourner tout Pearl Lagoon à la rechercher de quelques galons d’essence… en vain. Bilan des courses : une journée à looser dans le port de Pearl Lagoon, pour finir par se faire tracter par un bateau super lent qui amenait de la glace pour les pécheurs de Kahkabila. Seul réconfort, encore un repas trop bon et trop copieux nous attendait, et au moins, on aura pris quelques couleurs…

Mardi 23 Octobre : Bon c’est mieux, mais c’est pas encore ça… Levés tôt, Danni et moi sommes partis finir le boulot. Guillaume ayant décidé de ne pas envoyer un autre stator pour remplacé l’ancien, stator qui aurait lui aussi cramé dans le mois suivant (ce en quoi je suis parfaitement d’accord avec lui), il fallait tout remonter, le rotor, la queue, les pales, baisser et remonter la tour (donc ressortir toutes les poulies, la corde…). Mais globalement, tout s’est bien passé, et la turbine tourne et semble fournir suffisamment d’énergie pour éclairer l’école et charger des téléphones portables, ce qui est tout ce qu’on lui demande en attendant de trouver une solution pour ces foutus stators qui crament.
On avait peur que Guillaume ne nous laisse pas aller aux Cayos à cause la journée de la veille, un peu « gâchée ». Mais je l’ai appelé, et je ne sais pas comment, j’ai réussi à négocier d’y aller quand même ! Bref c’est la fête, demain on part à Set Net puis aux Cayos, et cette fois rien ne nous arrêtera !

samedi 27 octobre 2007

Petit article pour réparer les petits oublis…

Bon j’ai encore oublié de préciser pleins de trucs.
Premièrement, je ne vous avais pas parlé de François et Stéphanie. C’est un autre de couple de volontaires qui a séjourné à Bluefields de Mars à début septembre 2007. En fait, je les avais côtoyé durant ma première semaine à Bluefields, mais ils étaient partis tellement vite que je n’avais pas vraiment eu le temps de bien les connaître et donc je ne vous en avait pas parlé. Lui est ingénieur ENSICA(CA, désolé François, réflexe conditionné…), et a fait un mastère en énergie, dont le stage de fin de mastère était justement son expérience chez blueEnergy. Elle est toulousaine, et fière de l’être, et c’est déjà pas mal. Bref, un couple fort sympathique, et facile à vivre. Après leur 6 mois passé à blueEnergy, puis un petit mois en France, notamment pour permettre à François de passer sa soutenance de stage, les voici revenus au Nicaragua, mais pour faire du tourisme, ce coup-ci. M'enfin puisqu'ils connaissent bien les gens de Kahkabila, ils sont venux avec moi pour en quelque sorte "passer le témoin", et puis aussi nous aider un peu à bosser. Voici leur tronche :


Deuxièmement, j’ai pas été très clair sur le principe de fonctionnement de nos tours. On a deux types de tours : la Edgertown, qui est fixe, et la « Tilt-Up », qui peut s’abaisser. Le principe est qu'il y a le mât principal sur lequel repose la turbine, et un mât appelé "gin pole", qui sert de levier, pour lever et abaisser la tour quand il faut faire de la maintenance dessus. Et comme nous ne faisons presque que des « Tilt-Up », je ne vais pas avoir besoin de faire l’acrobate dans les airs… Voici une petite photo qui vous montre une tour tilt-up :

samedi 13 octobre 2007

Départ pour Kahkabila !

Youpi ! Il fallait bien ça pour me consoler de la défaite des français en demi-finale de la coupe du monde de rugby contre ces salauds d'anglais... Bonne nouvelle ! Je vais enfin bouger un peu de Bluefields, et aller découvrir la communauté de Kahkabila, qui se situe au nord de Bluefields, dans la Laguna de Perlas. Il y en a pour une petite heure de panga jusqu'à Laguna de Perlas (aussi appelé Pearl Lagoon), puis une demi-heure jusqu'à Kahkabila. Je vous laisse regarder un peu sur la carte ci-dessous. En gros on passe de la baie de Bluefields à celle de Laguna de Perlas, par les voies fluviales intérieures (via KuKra Hill et Haulover). On ne prend donc pas la mer, ce qui permet d'aller bien plus vite en panga, puisqu'il n'y a pas de vagues, ni de courants trop violents.




Mais, "pourquoi donc vas-tu à Kahkabila ?", me demanderiez-vous. Et bien, il semble que la turbine que l'on a installée là-bas ait un petit souci. Pour le moment, Ismael pense qu'il s'agit d'un rectifieur qui pourrait avoir grillé. De toute façon, il faut transformer la turbine installée là-bas et la faire passer au "nouveau modèle" : les dernières turbines que l'on a produites n'ont plus les rectifieurs en haut de la tour, directement branchés sur l'éolienne. Maintenant, ils sont intégrés au panneau de contrôle, comme ça, quand on veut les changer, c'est plus facile de le faire en bas sur le panneau de contrôle, plutôt que de monter tout en haut de la tour et faire l'acrobate-électricien. Si c'est pas clair, c'est normal, je me rends compte que je vous ai pas du tout expliqué le fonctionnement du système. Mais bon, je ne voulais pas faire un blog bourré de détails techniques pas très intéressants, donc ceux qui voudront plus de détails, demandez moi ! Je finis juste : on va donc vérifier que c'est bien un rectifieur qui a grillé, et si c'est bien le cas, on le changera et on effectuera la descente de la partie "rectifieurs" vers la panneau de contrôle en bas, ce qui signifie rajouter un câble qui descendra de l'éolienne vers ce panneau de contrôle. C'est bon, j'ai terminé mon cirque.


Je vous laisse avec un petit aperçu de ce que je vais voir à Kahkabila...

mercredi 10 octobre 2007

What up, dawg !

Mon Dieu, que c’est facile de négliger son blog. Au début quand on commence à suivre le blog de quelqu’un, on aimerait qu’il publie un article tous les jours, ne serait-ce que pour nous récompenser de notre fidélité. Alors on l’engueule quand il ne le fait pas, ou du moins quand il prend vraiment un retard fou (Dam’s si tu lis ces lignes…), mais bon, quand ensuite il s’agit de tenir le sien… et ben on comprend !

Toujours est-il que je vous ai laissé la dernière fois alors que j’étais en plein rétablissement. J’ai quand même enchaîné sur un gros mal de gorge avec des ganglions tout gonflés et douloureux quand j’avalais, ça a duré disons 3 jours de plus… décidément ! Mais là c’est bel et bien terminé, j’ai la grosse patate, et je suis fin prêt pour accueillir mon boss Guillaume qui va revenir de Managua vendredi, les mains pleines de tout un tas de trucs qu’il aura acheté (notamment, des inverseurs flambants neufs pour les communautés de Set Net Point et Kakabila, des diodes, des batteries, des mètres de fil de cuivre, des ampoules… wouh lou lou, il est costaud, eul’patron !).

Je continue avec des news en vrac. Anne-Claire et Arnaud ont eu la bonne idée de revenir de Monkey Point dimanche dernier à 9h du matin, donc il fallu se lever et aller sortir leur panga de l’eau et décharger tout le matériel, le tout bien sûr en sous-effectif et sous un soleil déjà bien trop chaud. Mais c’est pas grave on est sympa. Et puis c’était leurs derniers jours ici… d’ailleurs ils les ont passé à courir tout le temps à droite à gauche, à régler tout un tas de choses avant le départ (jusqu’ici, tout est normal…) mais aussi à s’engueuler comme du poisson pourri et à râler tout le temps… c’était assez pénible. M’enfin c’est fini maintenant, ils sont repartis direction Mangua, puis la France… Maintenant nous sommes 4 dans la maison : Marie, Sébastien, Rémi et moi. Le prochain arrivage (en dehors de Guillaume), ce sera sûrement Julie, qui reviendra de son mois de « vacances » pour un VSI de une année complète. Ensuite, personne avant début décembre avec l’arrivée de Bruno et Stéphanie, un couple de volontaires qui viennent pour 4 mois, sauf peut-être une certaine Sarah, une britannique qui pourrait venir dès novembre pour 4 mois aussi. Je suis d’ailleurs en train de consulter le « Volunteer Workbook », le calendrier provisoire (toujours, ici, toujours…) des présences des volontaires au Nicaragua, dans les mois à venir, et il y a un type des Mines de Paris, que j’avais rencontré en mai au Tournoi Supaéro Altran, et qui m’avait dit qu’il voulait venir aussi chez bE. Et ben ce mec là il est sélectionné pour venir à partir de janvier 2008. Il est bien cool et ça fera un bon moyen de remplacer la camaraderie de Rémi qui va s’en aller à cette période là aussi. Et peut-être qu’il aura un ballon de rugby ! Libération !!! Je vais suivre tout ça de plus près, je vous en recauserai, promis.

Autre news, l’atelier a complètement changé de visage, des murs sont tombés, des portes ont été ouvertes dans d’autres, les postes de travail sont désormais vraiment mieux séparés. Ça commence vraiment à ressembler à quelque chose, à une vraie fabrique, quoi. Vivement qu’on se remette à produire ! Ah tiens, encore une chose dont je ne vous ai pas parlé. Nous faisons face depuis quelques mois à un petit souci d’ordre technique : la plupart des stators que nous avons produit ces derniers mois se sont mis à cramer… ce qui est assez gênant. Ainsi, Rémi planche en ce moment sur une solution, et cela passera très certainement par l’élaboration et la construction d’un banc de tests. Heureusement, nous avons reçu tout récemment l’aide de l’université de Berkeley, en Californie, donc on va sûrement y arriver ! En attendant, ben, je fais de la compta, je rattrape le retard, et il y en a un paquet.

Bon je vous laisse, j’suis fatigué.

jeudi 4 octobre 2007

Hum, what's up, doc ?

Ça faisait plusieurs jours que je me disais qu’avec la quantité de riz que l’on mange ici, il devait être impossible d’attraper une turista ; en plus toute l’eau de la casa est filtrée, traitée… voilà qui était bien naïf de ma part… Je viens de me lever, après avoir passé plus de 18 heures, complètement terrassé dans mon lit, avec un mal de crâne qui rendait impossible ne serait-ce que penser à faire autre chose. Ceux qui me connaissent bien savent que je tombe très rarement malade comme cela… Cela devait faire quelque chose comme 4 ou 5 ans qu’un truc aussi violent ne m’était pas arrivé ! Cela aura au moins eu le mérite de ne pas trop durer, puisque à part un mal de crâne encore un peu marqué, je vais déjà beaucoup mieux.

Quelques news en vrac… Guillaume et Mathias sont partis pour la semaine à Managua, pour finaliser les accords passés avec HIVOS, une ONG néerlandaise spécialisée dans le financement de projets de développement comme le nôtre, et qui nous a déjà promis 250 000 US$, voire peut-être plus dans les mois à venir ! En gros, c’est trop bien pour blueEnergy, on va pouvoir bien réorganiser la production, s’offrir un banc d’essai pour tester nos stators, qui pour le moment, ont très souvent la mauvaise idée de se mettre à cramer… Bref, c’est une très bonne nouvelle ! Mathias rentrera directement à San Francisco, ce qui signifie que l’on jouera beaucoup moins souvent à son jeu favori : le « beer-pong ». C’est du ping-pong avec un verre de bière devant chaque joueur, qui doit boire une gorgée dès que son verre est touché, et cul sec si la balle rentre dans le verre. C’est un excellent prétexte pour Mathias pour boire de la bière, ce qu’il adore faire.

De mon côté, je continue à bosser sur MiniMRP, à faire mon inventaire. J’ai aussi commencé à faire un peu de comptabilité, c’est pas hyper marrant, mais ça change. Et puis j’ai fait un max de rangement dans le bureau, qui commence enfin à ressembler à quelque chose.

Arnaud et Anne-Claire sont repartis pour 4 jours faire de la maintenance à Monkey Point, et après ils vont rentrer en France. Marie, une nouvelle volontaire française de 30 ans, est arrivée, pour une durée d’un an aussi. Elle va travailler sur les aspects sécurité, sur les manuels des opérateurs, et les formations que blueEnergy va être amené à proposer à l’INATEC.

Je crois que c’est à peu près tout pour aujourd’hui… Je vous embrasse, mais de loin, on ne sait jamais…

Où je suis passé pendant cette année...


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