¡ Holá Todos !

Ici vous trouverez tout ce qu'il vous faut savoir sur le Nicaragua et ce que j'y vis... et c'est pas triste !! J'y suis depuis le mois de Septembre 2007 et jusqu'en Aout 2008.

Je m'appelle Maxime, et je travaille en tant que volontaire pour une ONG appelée blueEnergy, basée a Bluefields.

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu...

Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut.

enJoy...

samedi 24 mai 2008

Petit update pour Monkey Point

J'ai fini par dégoter une photo du fameux trône de Monkey Point ! Le voici, pour le grand plaisir des yeux... et des narines :
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Le seau à côté, c'est pour le PQ, car au Nicaragua, et dans toute l'Amérique Latine, apparemment, "you don't flush the toilet paper !". Il manque le couvercle du trône, pour que ça fermente mieux "a dentro"... Plus sérieusement, j'en profite pour signaler à tous que les toilettes sèches, ça marche très très bien, et que si c'est bien fait, il n'y a aucune mauvaise odeur. Le truc, c'est que normalement, il faut terminer en couvrant avec de la chaux, ou bien de la sciure, ou des écorces de riz. Bon, après, c'est toujours difficile d'éviter les cucarachas (cafards) et autres bestioles en tout genre, dans les communautés... Petite anecdote (de Kahkabila, mais c'est pas grave) : Ben a délogé quelques chauves-souris du fond du trou, en faisant ce qu'il avait à faire... Heureusement, il était debout, et il a pu prendre ses jambes à son cou !

vendredi 23 mai 2008

Petite leçon d'anglais créole...

Après une semaine passée dans les communautés de Monkey Point et Punta de Aguila, je me sens obligé de vous faire partager ce que j’ai appris de l’anglais créole parlé là-bas, à force de conversations et d’écoute. Je ne connais pas le créole des Antilles, je ne sais pas si les Français ont du mal à le comprendre, mais même mes collègues Lynn et David, américains pur souche, ne comprenaient pas toujours tout ce qui se disait. Une chose est sûre, si vous n'étiez pas bons en anglais à l'école, que vous vous trompiez souvent dans les auxiliaires et les "s" de la troisième personne, peut-être serez vous excellents en créole. Explications :

  • Première chose, les mots sont beaucoup moins détachés qu’en anglais traditionnel. "What happened ?" se prononce ainsi "Whaâpen ?"
  • Deuxième point récurrent, une phrase sur deux se termine par "boy", prononcé "bouaille".
    Les mots comportant "th" seront prononcé "t", exception faite de "the" ou "there", qui seront plutôt prononcés "di" et "dière". Exemple : "everyting is oké down dière, bouaille !"
  • De la même façon, le "ttle" devient "kky".
  • "Next" remplace "Other" ou "Another".
  • Les auxiliaires et les "s" de la troisième personne sautent dans 99% des cas. De même "were" n'existe pas : on n'utilise que "was".
  • Les pronoms sont utilisés de manière bien curieuse. Je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi (mais existe-t-il des règles de créole ?!), mais il semble que des pronoms like "us" ne soient pas utilisés. "Him" remplace "He" quasi systématiquement, mais "She" reste "She". "Them" remplace "they", "me" remplace "I", parfois. On dira donc "Them just like we" pour "ils sont comme nous".
  • "Ask" est prononcé "Axe".
  • Le "a" n'est pas prononcé à l'anglaise, mais à la française. On ne dit pas [smole] pour "small", on dit [smÂle]. On ne dira pas non plus [wodeur] pour "water", mais [wÂ-tÂ].
  • Autre curiosité de prononciation qui peut surprendre le novice : les mots comme "now" [naoh] ou "know" sont prononcés "noh" de façon équivalente. Ainsi "non, on y va", se prononce "noh, let's go noh".
  • "That" est remplacé par "so".
  • Les mots ayant une terminaison en "-ation", ou juste "-tion" sont prononcé d'une manière bien difficile à expliquer. Je suis sûr que Martin ou tout autre amateur de reggae qui lirait ces lignes pourra m'aider à expliquer cela en laissant des commentaires. En gros "communication" se prononce plus ou moins [comiounicaéshione].
  • Une particularité de Monkey Point, quoique ce n'est pas sûr, c'est peut-être tiré de l'héritage jamaïcain (prononcez "jéméïkân") : le poste militaire, le gouvernement, ou toute autre forme d'autorité est appelée "Babylon".
  • Et le meilleur pour la fin : l'emploi de "All right". Il peut tantôt signifier :
  1. bonjour
  2. au revoir
  3. ok
  4. tout va bien
  5. ça va ?
  6. bon, d'accord ("Âl right, dien...")

Voici donc quelques exemples qui récapitule un peu tout. "Salut, je prends le petit seau pour aller chercher un peu d'eau" se dira "Âl right, I takin' di smâll bucket to get some likky wÂta". "Touche pas mon seau, casse toi !" devient "No touch di bucket, get your ass !". "Ils viendront un autre jour, ils ont appelé le poste militaire" se traduira par "Them come di next day, them call to di Babylon".

Et en bonus, un petit enregistrement de Ricardo, un type de Monkey Point, que j’ai enregistré, histoire de vous donnez un réel aperçu audio de comment ça sonne :
http://maxime.goursaud.googlepages.com/WS111527.WMA

Monkey Point, épisode III

Je rentre d’une semaine passée entre Monkey Point et Punta de Aguila, deux communautés au sud de la R.A.A.S. Une troisième visite à Monkey Point, après celles de Novembre et de la Semana Santa, une première pour Punta de Aguila. J’ai donc fait le tour de toutes nos installations ! Ce fut un sacré voyage à organiser : 13 personnes au début, 2 pangas, une quantité impressionnante de bouffe, d’eau, de sacs, matelas et autres moustiquaires à emporter… Un vrai défi logistique, destiné en partie à mettre à l’épreuve le procédé que l’ai mis au point pour systématiser l’organisation de ces voyages dans les communautés. 13 personnes donc, puisque nous sommes partis avec Guillaume et 2 copains à lui, français, venus au Nicaragua pour faire un documentaire sur l’histoire de blueEnergy, 5 volontaires, dont deux nouveaux, Lynn et David, un couple d'américains qui vont passer deux mois complets à Monkey Point, 3 femmes de l'université de l'URACCAN, venues faire une enquête sociologique avec Julie, Octavio de l'atelier, et enfin Maurice, beau-père de Guillaume, venu en simple touriste.
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David, ancien bartender avec Guillaume, a monté sa propre boîte de production
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Xavier est réalisateur et caméraman
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Un troisième ami de Guillaume, Quentin, venu pour les prises de son, s’est malheureusement bloqué le dos et a été contraint de rester se reposer à Bluefields. Nous sommes donc partis à 2 pangas, non seulement puisque nous étions beaucoup et bien chargés, mais aussi pour permettre au film crew de prendre des prises de ce qu’est un voyage en panga. Ceci nous a donné l’occasion à moi et Charles de faire les malins à l’avant de notre embarcation, pendant que David et Xavier remplissaient respectivement leur appareil photo et caméra.
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C'est ainsi que Charles s'est offert son surnom de "Machete Man"...
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J’ai sûrement déjà décrit la vie dans une communauté, mais un petit rappel ne fera pas de mal, surtout que chaque communauté possède ses propres particularités, et cette semaine à Monkey Point fut bien différente de celle passé à Kahkabila en Octobre. Par exemple, à Kahkabila, j’avais été logé dans une des meilleures maisons de la communauté, en béton, alors qu’à Monkey Point, nous vivions là-dedans :
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L'intérieur : la cuisine
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Quand je suis venu en Novembre, la partie qui a l’air la plus récente n’existait pas, il n’y avait que la cuisine (partie la plus ancienne). Dans une communauté, la cuisine se fait au feu de bois, bien entendu, ce qui signifie qu’il faut se couper son bois à la hache chaque matin. Démonstration par Charles :
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La douche est bien entendu au seau, mais en ce moment, on a l’habitude (vous ai-je dit qu’il n’a toujours pas plus la moindre goutte ?), et l’eau pour boire doit être cherchée à la source, à l’autre bout de la communauté, puisque les puits ne sont pas très dignes de confiance. J’ai malheureusement oublié de prendre une photo des toilettes, mais ce sont des toilettes sèches, avec juste un trône en ciment. La vie sauvage donc, mais aussi la vue sauvage… Je vous laisse admirer…



C'est sûr que vu comme ça, la vie paraît moins difficile, là-bas...

Où je suis passé pendant cette année...


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